En 1802, sous le régime français, Etienne Charlier introduisait une demande de construction d'un moulin aux Falihottes à Pitet. Le chevalier de Donnéa marqua son opposition. En effet, écrivait-il, il existe déjà un autre moulin à Pitet (celui de Val de Mehaigne) et on compte par ailleurs cinq moulins sur trois quarts de lieue, et sa propriété, qui serait alors située entre les deux moulins, risquerait d'être inondée la plupart du temps. Il fut relayé par le maire de Fallais qui estima qu'il ne fallait pas accorder l'autorisation.
Malgré ces avis défavorables, Etienne Charlier obtint l'autorisation de construire son moulin. Et ce qui devait arriver arriva. De nombreux problèmes surgirent entre le chevalier et le meunier, car le nouveau moulin provoqua une élévation du niveau de la Mehaigne. En 1819, une enquête eut lieu. Parmis les personnes interrogées, on trouve l'autre meunier de Pitet, Gilles Joseph Charlier, nullement parent avec Etienne. Il s'ensuivit une interdiction de rehausser le niveau du déversoir avec des planches. Malgré cela, les difficultés persistèrent.
En 1835, une transaction eut lieu, entre les parties. Elle touchait la hausse faite à la digue du barrage et à la glissière du moulin. Le meunier était alors Lambert Joseph Saint-Georges, le gendre d'Etienne Charlier.
La paix fut ainsi conclue. Une pierre datée de 1842 marque sans doute une restauration ou un agrandissement du moulin. Le moulin des Falihottes cessa de fonctionner dans l'immédiate après-guerre 1914-1918 et tomba en ruines.
Le corps de logis est à présent restauré et mis à disposition des hôtes, le moulin sera réhabilité dans le futur.